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Histoire et Noire dans L’Epagneul Breton Race |
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Historiquement, cette couleur a toujours été présente chez les épagneuls de terre dans la région de Bretagne, et les motifs de couleur pour le noir et le marron ont toujours été d’expression homozygote. Ce club regroupait diverses races d’épagneuls, dont : En 1907, le tout premier standard de la race élaboré sous les auspices d’Arthur Énaud incluait le noir. Mais lorsque vint le temps de faire approuver ce standard par la SCC, en 1908, sous l’influence de M. Jean Huguet, éleveur d’Épagneuls français, cette couleur fut rejetée. Les fervents de l’« Épagneul français » ont toujours considéré (et encore de nos jours) que le noir n’était pas une couleur « française » ! À cette époque, il semble que les représentants de l’Épagneul français aient été plus influents au sein du Club que ne l’étaient les bretonniers (le club de race de l’Épagneul français et son premier standard furent établis en 1886 par James de Connick), tandis que le Club de l’Épagneul breton a pour sa part vu le jour en 1908 et ne comptait alors que quelque 10 membres ! 1907 – Standard original qui reconnaissait le noir et exigeait la queue courte naturelle. 1908 - Le standard as est approuvé par la SCC mais exclut la couleur noir. 1933 - Le standard rejette toujours le noir mais accepte dorénavant les sujets à queue écourtée. 1956 – Un club solide qui entreprit de faire corriger le standard en vue de faire reconnaître le noir sous la gouverne de M. Pouchain. L’histoire de la race de l’Épagneul breton n’est pas claire quant aux croisements initiaux qui ont amené à la formation de la race. L’absence d’archives précises en a induit plusieurs à méconnaître les véritables origines de la race, de sorte qu’en France, en Italie et partout dans le monde, chacun devait s’en remettre à la lecture des anciens traités d’histoire. L’histoire étant ainsi basée sur de tels ouvrages, l’information s’en trouve copiée et reproduite ou traduite dans d’autres langues, et s’il subsistait certains faits mal rapportés, ils étaient eux aussi relayés à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’un autre historien récrive les pages à l’intention d’une nouvelle génération. Souvent, lorsqu’on est confronté à une erreur factuelle, la défense consiste à invoquer le fait que cela était écrit dans un livre ! Voici certaines données établies, grâce aux recherches menées en 2002 auprès de la SCC par P. Willems : 1) EB N 1 - Boy, LOF11609 appartenant au Dr Gastel était en fait un mâle orange et blanc et non un tricolore comme l’avait écrit par erreur M. Pouchain dans son ouvrage. Notons également que BOY fut le PREMIER sujet inscrit de sa couleur, car avant lui les couleurs prédominantes étaient le marron et blanc, le noir et blanc et le tricolore. Les sujets tricolores étaient également nombreux avant cette époque. Pinçon-Royal, le premier chien inscrit en 1896 était un tricolore. Lorsque les opposants états-uniens au noir affirment que le noir n’a jamais existé dans la race, ils se trompent. Étant contraints de nous en remettre aux manuels d’histoire tels qu’ils ont été rédigés, nous constatons que dans l’ouvrage de M. White, il est également fait mention que divers accouplements ont, à l’occasion, produit la couleur noire et que, pour cette raison, certaines lignées ont été supprimées aux É.-U. Plusieurs sujets marrons ont été éliminés car on considérait que leur coloration marron était trop foncée et donnait l’apparence du noir; il mentionne aussi que certains sujets oranges étaient en fait porteurs du gène noir, comme en faisait foi la coloration de la truffe. En France, le premier champion NOIR officialisé après la modification du standard fut : · Ch. CS - Gitane des Bords de L'Isle · Éleveur/propriétaire/ manieur - Henri Bousquet · (Emir des Bords de L'Isle x Dolly de Basse Bretagne) Photo gracieuseté du Club de l'Épagneul Breton - France publication 85 On note aussi plusieurs sujets importés aux É.-U. avant, pendant et apr``es la correction du standard admettant le noir, notamment : 1948 - Wanda & Urs de Basse Bretagne importés en '8/48- Wanda; Urs, 9/48). Et voici un cas intéressant : Mars 1966 - Nanga du Pont Ar Rod (Fram de St. Tugen x Janie du Pont Ar Rod) Par contre ce que nous savons, c’est qu’en 1949, il y eut une exposition spéciale réservée à la race qui fut jugée par le juge français M. Maurice Allaire (qui était propriétaire d’un des meilleurs fils de Kaer de Cornouaille qui avait une truffe NOIRE/tabac , et dont l’une des filles avait été importée aux É.-U. mais ne figure dans aucune des principales lignées américaines… Pourquoi?) . Il y eut 58 chiens inscrits et 5 retenus pour le concours, dont 4 étaient des sujets importés. M. Allaire ne commenta que 3 des sujets présentés; Ch. Patrice de Sharvogue -« Sujet splendide, mais trop âgé pour la compétition », Urs de Basse Bretagne (dont les registres indiquent qu’elle fut importée en 1948) « Très beau type de femelle, mais d’ossature un peu légère », et Thias du Roc'Hellou (imp.) « Excellente bretonne bien typée à tous les niveaux ». (Extrait de The Brittany in American par Fred Z. White, M.D.) L’histoire ne rapportant aucun autre jugement par des Français aux É.-U. depuis 1949, y a-t-il meilleure explication au fait que l’on ait observé une certaine dérive génétique par rapport au type voulu? Si seulement 3 sujets étaient dignes de mention, il est évident qu’il y avait déjà une dérive par rapport au type aux É.-U. |
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Si l’on confronte cette information et la lecture du matériel publié par ceux qui, au Canada et aux É.-U., prétendent que les sujets français actuels proviennent de croisements survenus après le Seconde guerre mondiale, force nous est faite de conclure qu’il s’agit d’une campagne erronée destinée à discréditer les qualités remarquables toujours maintenues dans la race en France depuis toutes ces années. Même dans l’ouvrage de Fred White, il est fait mention que durant les années de guerre, les Français étaient encore plus sévères dans leur processus de sélection, car ils ne pouvaient garder que la crème des spécimens à cette époque. Ne doit-on pas en conclure que le Breton que l’on trouve en France de nos jours est issu des meilleures souches qui subsistaient après la Guerre? L’histoire comparative de l’Épagneul breton en France et aux É.-U. est très intéressante ! Si vous êtes intéressé à faire reconnaître votre Breton à pigmentation noire à sa juste valeur, vous pouvez participer à des événements tout près de chez vous : Les événements FCI qui se tiennent le plus près des É.-U et du Canada sont organisés dans les Caraïbes et au Mexique. Vous pouvez y présenter vos chiens sous les auspices de juges reconnus par la FCI et sous le véritable standard FCI. Le Mexique exige un certificat international d’aptitude au travail pour l’obtention du titre de champion mexicain. Plusieurs des juges invités dans ces régions peuvent provenir des É.-U. ou d’autres pays latino-américains et peuvent donc être influencés par les critères de jugement qui ont cours aux É.-U. On y voit rarement un juge en provenance du continent européen.
Aux États-Unis, il existe deux organismes qui acceptent de juger les sujets de couleur noire, soit :
Le United Kennel Club, qui a fait de l’Épagneul breton une race distincte du cheptel déjà implanté en Amérique avant la reprise des importations.
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Histoire L’Epagneul Breton |
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Left is a Photo of the France Breeder and Judge- Mr. Maurice Allaire’s product: Ch. Poilu du Droulet- Owner: Mr. G. Pouchain Poilu is an example of the “best” trial dogs of his time, he has a darker colored nose often called Purplish or Blackish the tone of Tobacco juice. He was sired by famous producer in American pedigrees Kaer de Cornouaille who was imported into the USA by early American Brittany Club President Alan Stuyvesant, Allamuchy Kennels of New Jersey. Mr. Stuyvesant had an accident on ship and passed away on his return voyage from France just after the war hoping to have Mr. Pouchain officiate over Brittanys in the upcoming Westminster Kennel Club show. Poilu is an example that is highly sought after for his “cob” type, thickset body, adequate bone, and angulations. This same type is maintained in France today. Poilu is one of many examples of Bretons in France that has always carried Black genes. |